Le Khmer rouge et le non-violent

Bernard Mangiante

  • 2011
  • Cambodge
  • France
  • Couleur
  • 90 min

Synopsis

Un tribunal flambant neuf dans un Cambodge encore dévasté : les Chambres Extraordinaires au sein des Tribunaux Cambodgiens, où des magistrats cambodgiens et internationaux instruisent les procès de cinq responsables du génocide khmer rouge._x000D_ Un accusé, Kaing Guek Eav, alias Douch. Il a dirigé entre 1976 et 1979 le centre de détention S 21 où plus de 13 000 personnes furent torturées et exécutées. Inculpé pour crimes contre l’humanité, il dit vouloir plaider coupable._x000D_ _x000D_ Un avocat, François Roux. Parce que Douch veut plaider coupable, il a accepté d’être commis d’office pour le défendre. _x000D_ _x000D_ Depuis 35 ans, François Roux défend des militants non-violents, activistes de la désobéissance civile. Cette fois, il est aux prises avec un homme qui incarne l’obéissance absolue à un régime usant d’une violence inouïe._x000D_ _x000D_ Parmi la masse d’images qu’a suscitées ce procès, ce film est le seul à rendre compte, dans le secret des parloirs, de ce face-à-face entre le disciple de Pol Pot et le disciple de Gandhi._x000D_ _x000D_ Pour François Roux, Douch est avant tout coupable de « crime d’obéissance » : de son propre aveu, il n’a jamais tenté de désobéir aux ordres criminels de ses chefs._x000D_ _x000D_ Se basant sur les intentions de l’accusé, François Roux va tenter de construire une défense axée sur un plaidoyer de culpabilité et une demande de circonstances atténuantes._x000D_ _x000D_ Mais il y a aussi l’autre avocat de Douch, le cambodgien Kar Savuth, lui-même ancien prisonnier des khmers rouges, qui voit les choses d’un autre œil._x000D_ _x000D_ Dès la préparation du procès, on va s’apercevoir que les trois personnages de ce « suspense éthico-juridique » ne donnent pas le même sens aux mots « responsabilité » et « culpabilité »…_x000D_